Coupe du Monde 2026 : Le calvaire de Mohamed Salah et le miracle controversé de l’Argentine en huitième de finale

Alors que le score affichait 90+2 minutes au chronomètre, le capitaine égyptien Mohamed Salah est resté pétrifié sur la pelouse, un sourire amer et désabusé dessiné sur les lèvres. Quelques secondes plus tôt, Enzo Fernández venait d’inscrire le troisième but de l’Argentine, scellant le destin des Pharaons. Retour sur une nuit dramatique où le football a basculé de la magie au scandale.

Le mirage égyptien et l’effondrement en 11 minutes

Dans la nuit du 7 juillet, le monde du football a frôlé l’un des plus grands séismes de son histoire moderne. Face à l’Argentine, tenante du titre et immense favorite, la sélection égyptienne a proposé un plan de jeu frôlant la perfection pendant près de 80 minutes. Portés par une discipline tactique de fer et des transitions offensives d’une efficacité redoutable, les Pharaons menaient confortablement 2-0.

Le match avait pourtant commencé comme dans un rêve pour l’Égypte. En première mi-temps, Yasser Ibrahim a libéré tout un peuple en ouvrant le score sur un coup de pied arrêté magistralement négocié. Quelques minutes plus tard, profitant des espaces laissés par une défense argentine aux abois, Mostafa Ziko a doublé la mise d’une frappe chirurgicale. À cet instant précis, le billet historique pour les quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 semblait non seulement accessible, mais presque acquis. L’Égypte touchait du doigt son plus grand exploit planétaire.
Cependant, le football de très haut niveau ne pardonne aucun relâchement, et la résilience de l’Albiceleste est entrée en scène à la 79e minute. C’est le moment choisi par Lionel Messi pour prendre les clés du match. Sur un centre millimétré du septuple Ballon d’Or, Cristian Romero a surgi pour catapulter le ballon de la tête au fond des filets, réduisant l’écart à 2-1. Ce but a agi comme un déclic psychologique.
À peine quatre minutes plus tard, à la 83e minute, Messi, encore lui, a armé une reprise de volée sans contrôle, d’une précision chirurgicale, pour lober le gardien égyptien et égaliser à 2-2. En l’espace de quatre minutes, tous les efforts égyptiens venaient d’être réduits à néant.
Le coup de poignard d’Enzo Fernández et le sourire amer de Salah
Le véritable drame s’est noué dans le temps additionnel de la seconde période (90+2). Sur un contre fulgurant initié depuis la moitié de terrain argentine, Enzo Fernández a profité d’un centre parfait pour s’élever plus haut que tout le monde et placer une tête décroisée somptueuse dans le petit filet opposé. Un but synonyme de qualification, plus précieux que de l’or pour l’Argentine.
Pendant que l’Albiceleste laissait éclater sa joie dans des scènes de liesse collective, les caméras du monde entier se sont braquées sur Mohamed Salah. L’icône de Liverpool et de l’Égypte est restée immobile, le regard vide, foudroyé par la cruauté du scénario. Ce sourire amer sur son visage exprimait toute la détresse, mais aussi l’incompréhension totale d’un joueur qui venait de voir son rêve brisé dans des circonstances hautement suspectes.
« C’est un coup de poignard en plein cœur. Nous avions le match en main, et tout s’est écroulé d’une manière que le sport ne devrait pas s’autoriser à voir », pouvait-on lire sur le visage des joueurs égyptiens.
Une fin de match chaotique : La colère noire des Pharaons contre l’arbitrage
Ce troisième but argentin n’a pas seulement été cruel sur le plan sportif ; il a également déclenché un scandale arbitral majeur. Juste avant le contre assassin mené par l’Argentine, Mohamed Salah s’était écroulé dans la surface de réparation adverse après un contact flagrant avec un défenseur argentin. À la surprise générale, l’arbitre central français, François Letexier, a fait signe de continuer le jeu, ignorant les appels au penalty de l’attaquant égyptien. C’est précisément sur cette récupération de balle contestée que l’Argentine a amorcé l’action du but de la victoire.
Cette décision a mis le feu aux poudres. Le staff technique égyptien, les joueurs remplaçants et les officiels ont instantanément envahi la zone technique pour exprimer leur fureur auprès du corps arbitral. Pour l’Égypte, ce non-sifflet a été perçu comme une injustice caractérisée, une décision partiale qui a directement influencé le résultat final de la rencontre en éliminant les chances d’obtenir des prolongations méritées.
La frustration égyptienne était d’autant plus vive que plus tôt dans le match, au début de la seconde période, un troisième but inscrit par Mostafa Ziko avait été annulé par la VAR. Les assistants vidéo avaient alors décelé une faute préalable très légère sur Lisandro Martínez, une rigueur technologique qui, selon les supporters africains, n’a pas été appliquée avec la même impartialité lors de l’action subie par Salah en fin de match.
Le monde du football salue un roi sans couronne
Dès le coup de sifflet final, les réseaux sociaux ont été submergés par des millions de messages de soutien à l’égard de Mohamed Salah. Malgré l’élimination précoce de son pays, la performance globale de la star égyptienne a forcé le respect de la communauté internationale.
Sur les plateformes en ligne, les commentaires des internautes oscillent entre immense respect et profonde amertume :
« Énorme respect pour Mohamed Salah. Lui et l’équipe nationale égyptienne ont absolument tout donné sur le terrain, mais face à des décisions arbitrales aussi controversées, ils ne pouvaient rien faire de plus. »
« L’Égypte était à deux doigts de renvoyer les champions du monde en titre à la maison. Mohamed Salah a prouvé une fois de plus qu’il est un joueur d’une classe planétaire absolue. Une légende immortelle ! »
Malgré les larmes et la déception légitime, cette campagne restera gravée comme celle où l’Égypte a fait trembler les maîtres du monde. Quant à l’Argentine, qualifiée dans la douleur et la polémique, elle avance en quarts de finale où elle affrontera le vainqueur du duel très attendu entre la Suisse et la Colombie. La route vers le doublé continue pour Messi et les siens, mais elle laisse derrière elle un parfum de controverse qui mettra du temps à s’évaporer.